Qualité architecturale

Audace et patrimoine : le dess(e)in de la Confluence

Contemporaine, multiple, exigeante… trois mots d'ordre pour qualifier l’architecture à La Confluence. Chacun à leur façon, les architectes ont su répondre au défi que représentait la renaissance de ce quartier, pour créer émotions et qualité de vie.

Préserver l’histoire et le patrimoine

Le projet Lyon Confluence ne propose pas de faire table rase du passé, mais plutôt de s’en imprégner et de préserver l’âme des lieux. Concilier patrimoine industriel, logistique ou portuaire et nouveaux usages était un défi aujourd’hui réussi. En bord de Saône, les Docks ont conservé leur caractère architectural unique par la réhabilitation et le changement d’usage des lieux  : la Sucrière, le Pavillon des Douanes, l’ancienne capitainerie, les Salins…

Côté Rhône, plusieurs halles de l’ancien Marché-Gare sont réhabilitées (halle Girard, halle aux fleurs, halle C5…) pour des usages contemporains : incubateur numérique, maison de La Confluence, groupe scolaire, salles de sport , école de design, etc. 

Regards d’architectes - La Halle Girard, futur Lieu Totem de la French Tech par Philippe Beaujon, Vurpas architectes

Les anciennes prisons Saint-Paul et Saint-Joseph ont été transformées pour devenir « La vie grande ouverte  » programme mixant logements, bureaux, commerces et l’Université Catholique de Lyon. 40 % du bâti historique a été conservé dont la chapelle reconvertie en concept store. Certains dessins signés par Ernest Pignon-Ernest, lors d’une intervention en 2012, ont été sauvegardés. L'artiste est l'un des initiateurs de l'art urbain en France.

Faire vivre l’audace architecturale

Lyon Confluence invite chaque année des architectes à apporter leur identité singulière. Des signatures internationales telles que David Chipperfield, Tania Concko, Coop Himmelblau, Massimiliano Fuksas, Jacques Herzog & Pierre de Meuron, Kengo Kuma, Jacob&MacFarlane, Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, etc. Mais aussi des talents français ou lyonnais comme Emmanuel Combarel, Odile Decq, Lipsky-Rollet, Rudy Ricciotti, Stéphane Véra, Clément Vergély, Jean-Michel Wilmotte, etc. Difficile de ne pas en oublier .

Côté Saône, les gestes architecturaux restituent cette audace à l’image des cubes orange et vert ou des îlots ABC inspirés de l’architecture navale.

Côté Rhône, le choix de l’urbaniste est plus sage. Un camaïeu de blancs, du béton aux matériaux naturels comme la terre crue. Une uniformité de couleur conjuguée à une diversité de hauteurs (de 2 à 16 étages).

Concilier esthétique, confort et innovation

Ensoleillement, végétalisation, confort d’hiver et d’été, pilotage énergétique, vues, matières, façades… autant de sujets sur lesquels Lyon Confluence challenge les architectes. Objectif  ? Disposer, derrière l’esthétisme architectural, d’un vrai confort d’usage et d’une qualité environnementale adaptée au changement climatique.

Côté Rhône, ces ambitions s’illustrent particulièrement par la réalisation d' "Ynfluences Square". Dans cette deuxième phase d’aménagement à l’esthétisme plus épuré et homogène avec des camaïeux de blancs, les différences de hauteur et le détail des façades, des fenêtres ou des balcons apportent de la diversité. Des  immeubles de "belle hauteur " surgissent à l’image de Belvy et  d’"Ycone".

Dans le programme "Ydeal", le confort d’usage est aussi pensé à long terme grâce à des innovations telles qu’un bâtiment en pisé ou des constructions réversibles. Le bureau d’aujourd’hui pourra devenir demain un logement et inversement.

À l’audace, il faut ajouter l’innovation. C’est le credo partagé par le promoteur (Bouygues Immobilier), les architectes (Chipperfield, Aires Mateus, Stéphane Vera), l’aménageur et l’urbaniste pour le programme "Sollys". Réalisé dans le cadre d’Eurêka Confluence, les innovations mises en œuvre à La Confluence pourront faire évoluer la réglementation pour une ville plus intelligente et résiliente.

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