Insertion professionnelle

Soutenir l'insertion professionnelle, une évidence !

Lyon Confluence est activement engagée dans le soutien à l'insertion professionnelle depuis des années. Elle est signataire de la charte des 1 000 emplois et sensibilise les promoteurs à cette question. Les explications de Marie-Paule Coassy en charge de l’intégration des clauses sociales dans les marchés de travaux publics à Lyon Confluence.

Marie-Paule Coassy

Chef de projets

SPL Lyon Confluence

Pourquoi un tel engagement en faveur de l’insertion ? 

Tout est parti des valeurs partagées par l’équipe et portées par notre direction que nous avions envie de concrétiser. Nous avons réfléchi dès les premiers travaux conduits à la manière d’inscrire un projet aussi vaste dans un territoire en y associant les habitants et les personnes éloignées de l’emploi. Nous sommes allés à la rencontre des jeunes du quartier par l’intermédiaire d’associations et de structures d’insertion avant de présenter cette ambition aux entreprises puis aux promoteurs.

Cette démarche était volontaire, puis avec le temps et l’obligation de mettre en place ces clauses sociales dans le code des marchés publics, elle est devenue une évidence.

Lyon Confluence continue à se mobiliser activement, dans le cadre d’une convention, avec la Maison Métropolitaine d’Insertion pour l’Emploi. 

De quelle manière cet engagement est-il perçu par les promoteurs et les entreprises ? 

Certaines entreprises - je pense par exemple à celles d’espaces verts - sont pleinement parties prenantes. Pour les promoteurs privés en revanche, les résultats étaient plus mitigés au départ. Comme ils n’étaient pas tenus d’appliquer ces clauses, il a fallu davantage convaincre. Notre engagement est très bien perçu grâce à une période de sensibilisation et d’accompagnement. Pour s’assurer que la démarche va jusqu’au bout, nous avons pris en charge, en lien avec la Maison de l’emploi, une assistance à maître d’ouvrage sur le volet insertion, de la même manière que nous pouvons le faire en matière de développement durable. L’objectif est de présenter cette démarche d’insertion aux promoteurs et aux entreprises non comme « une contrainte de plus », mais comme « un engagement solidaire » qui a du sens et bénéficie à tous. 

Quels sont les objectifs pour les années à venir ? 

Nous souhaitons participer à l’ouverture du dispositif à un public plus large que celui correspondant habituellement aux clauses sociales des marchés de travaux (principalement de jeunes hommes faiblement qualifiés). Il s’agit des femmes ou des jeunes diplômés d’études supérieures pour des prestations intellectuelles et davantage orientées tertiaire. Nous aimerions aussi permettre le développement du volet formation par le biais de « chantiers école ».  Ces derniers mettraient en lien les formations aux métiers du bâtiment,  souvent des volets innovants des métiers ou des formations qualifiantes, et les promoteurs sur le territoire qui offrent un potentiel de chantiers et d’innovation. Ceci permettrait une montée en compétences des compagnons et des entreprises.