La mémoire des lieux comme fondation

Du port fluvial au marché d'intérêt national, toutes les activités industrielles ont doté La Confluence d’un bâti spécifique, car marqué par son histoire. Un patrimoine également influencé par la présence de deux prisons. Dans son renouveau, le quartier prend soin de préserver ses racines.

 

 

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Du port aux Docks Rambaud

Côté Saône, en 2001, l’aménagement de la promenade en bord de rivière a fait renaître le port Rambaud et l’a transformé en Docks de la culture et de la communication. Loin de faire tabula rasa du passé, la moitié des bâtiments industriels ont été conservés et réhabilités par Voies navigables de France, dans le cadre d’une charte de partenariat avec le Grand Lyon. La transformation a commencé avec La Sucrière, ancien magasin général des sucres, devenu, dès 2003, un haut-lieu de l’art contemporain avec l’accueil des Biennales. Elle s’est poursuivie avec le bâtiment des Douanes en 2005 et les Salins en 2008.
Les traces du passé sont visibles jusque dans les espaces publics des Docks Rambaud dessinés par les paysagistes de Latz und Partners : rails et pavés historiques aident à composer la promenade actuelle. Deux grues de déchargement ont été conservées. Elles dessinent, à côté de pavillons flambants neufs et colorés conçus par les architectes Jakob & Mac Farlane, Ruddy Ricciotti, Odile Decq… une façade d’exception rive gauche de la Saône.

La nouvelle vie du quartier du marché

2009. Le marché de gros, délocalisé à Corbas, libére un vaste espace au sud de La Confluence. L’occasion idéale pour construire l’avenir tout en conservant la richesse de l’histoire. La mémoire identitaire du quartier passe ainsi par la conservation de certains bâtiments : la halle aux fleurs réhabilitée en salles de sports, la halle Girard en lieu totem de la French Tech, le bâtiment-porche qui accueille le marché gare, la halle C4 devenue Confluence Institute for Innovation and Creative Strategies in Architecture… Pionnière, la SPL Lyon Confluence a réhabilité, en 2013, la halle C5 pour installer ses bureaux et la Maison de La Confluence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 000
Surface utile de La Sucrière

30 %
Part  des anciennes halles réhabilitées dans le quartier du marché

 

Zoom

L’héritage des prisons

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Les anciennes prisons Saint-Joseph (1827-1831) et Saint-Paul (1860-1865) occupaient une situation privilégiée, qui bénéficie aujourd’hui à l’Université Catholique de Lyon et à un programme mixte de logements et de bureaux : la VIE grande ouverte réalisé par Sofade - OGIC. Après leur désaffectation en 2009, l’État a lancé un appel à idées, puis un appel d’offres pour leur reconversion. Le projet de réhabilitation retenu joue sur l’ouverture, le lien et la conservation de ce patrimoine. 40 % du bâti existant a été préservé. Côté Saint-Paul, rotonde centrale, bâtiments panoptiques raccourcis et chapelle restent debout. En face, Saint-Joseph conserve les bâtiments Baltard et administratifs, une partie des murs d’enceinte, le portail d’entrée et la chapelle. Le site accueille également un ensemble d’habitat intergénérationnel, développé par Habitat et Humanisme et ses partenaires La Pierre Angulaire/EHD. Il regroupe un centre de soins (ouvert aux personnes du quartier), 15 logements pour personnes en difficulté et isolées sortant de l’hôpital, 95 logements étudiants à loyer modéré - 80 T1 et 15 T4 (colocation)-. Ces logements sont destinés à des étudiants modestes qui seront sollicités pour « prendre soin » des personnes convalescentes.